De retour
De trains
De trains tu rêves de trains
qui comme des flèches d’argent écorchent la peau de la nuit
et lui font saigner des larmes de lumière
D’avions aussi
D’avions tu rêves d’avions
qui déchirent en riant le manteau du ciel pour lui dessiner
de longues cicatrices blanches
Mais à la place
A la place des longues cicatrices blanches et des larmes de lumière
dès que tu poses tes valises
tu te retrouves à marcher
sans fin semble-t-il
(semble-t-il seulement car il y aura une fin - il y aura bien une fin selon tes informations)
sans but semble-t-il
tu te retrouves à tourner sur toi-même
sur les ruines encore chaudes et palpitantes de ta confiance
sur les ruines terribles de ta confiance
et les seules cicatrices sur ton corps
sont celles laissées
par les couteaux des gens que tu aimes